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Une présentation de la matra baghera, symbole de la voiture de sport française

Victor — 29/08/2026 00:35 — 8 min de lecture

Une présentation de la matra baghera, symbole de la voiture de sport française

Comprendre en un coup d’œil

  • voiture de sport : La Matra Bagheera se distingue par son design futuriste et son moteur central arrière, offrant une expérience de conduite unique.
  • Matra Simca : Fruit d’une alliance industrielle, cette collaboration a permis de combiner l’ingénierie légère de Matra et la mécanique de Simca.
  • caractéristiques Matra Bagheera : Son intérieur innovant avec trois places de front et sa carrosserie en polyester en font un modèle emblématique des années 70.
  • collection automobile : Devenue un objet de désir pour les passionnés, sa cote varie selon l’état, les versions rares comme la Courrèges étant très prisées.
  • restauration voiture : La corrosion du châssis et la rareté de certaines pièces font de la restauration un projet exigeant et coûteux.

On ne collectionne pas la Matra Bagheera pour suivre une tendance. On l’adopte parce qu’on a un faible pour les voitures qui osent, celles qui ont écrit une page à part dans l’histoire de l’automobile française. Avec ses trois places alignées et son moteur central arrière, elle ne ressemble à aucune autre. Et c’est précisément ce qui fait son charme.

La genèse d’un modèle phare de la saga Matra

L’alliance stratégique Matra Simca

Derrière ce nom improbable se cache une rencontre industrielle des plus pragmatiques. Matra, l’ingénieur des missiles et avions, apporte son savoir-faire en matière de structure légère et de carrosserie en composite. Simca, filiale de Chrysler à l’époque, fournit le moteur, la transmission et surtout une chaîne de montage. Leur objectif ? Proposer une voiture de sport accessible, conçue dans un esprit de rupture. Le résultat, c’est la Bagheera, lancée en 1973, un coupé au look futuriste qui voulait concilier sportivité et usage quotidien. Avant d’envisager l’achat d’un exemplaire de collection, consulter un historique fiable sur vehiculebilan.com s’avère indispensable.

Un design aérodynamique révolutionnaire

Signé Jean Topis, le dessin de la Bagheera est une prouesse d’aérodynamique pour son époque. Sa ligne fuyante, ses phares escamotables et sa coque en polyester et fibre de verre lui donnent une silhouette presque organique. Ce choix de matériaux évite la rouille superficielle, mais il masque un point faible : le châssis métallique en dessous, souvent victime de corrosion cachée. La carrosserie en composite, bien qu’innovante, nécessite une expertise particulière en cas de réparation.

Le concept unique des trois places de front

Le coup de génie de la Bagheera, c’est cette disposition intérieure inédite : trois sièges alignés, avec le conducteur au centre. Cette configuration, inspirée des monoplaces, offre une position de conduite unique, immersive. Elle permet aussi à deux passagers de voyager côte à côte à l’arrière, bien que l’espace soit serré. Ce n’est pas un vrai 2+2, mais une véritable trois places de front, une première en production série. Une idée simple, mais qui change complètement l’expérience de conduite partagée.

Sous le capot : le moteur 4 cylindres et la mécanique

Les performances du moteur Poissy

La première série de Bagheera s’appuie sur un moteur 4 cylindres de 1294 cm³, directement issu de la Simca 1100 Ti. Développant environ 84 chevaux, il permet à la voiture d’atteindre une vitesse de pointe d’environ 175 km/h. Un chiffre respectable pour l’époque, surtout associé à une carrosserie aussi profilée. Le moteur, monté en position centrale arrière, participe à une répartition des masses très équilibrée, ce qui se ressent immédiatement en conduite.

L’évolution vers la Bagheera S

En 1975, Matra lance la version S, équipée d’un moteur plus généreux de 1442 cm³. Cette évolution apporte un gain sensible en couple et en souplesse, transformant la voiture en un vrai grand tourisme. Le son du moteur gagne en caractère, et l’accélération devient plus franche. Cette version, plus rare, est aujourd’hui très recherchée des collectionneurs. Le passage à cette cylindrée marque un tournant dans la carrière du modèle, le positionnant un peu plus haut sur l’échiquier sportif.

Vie à bord et caractéristiques Matra Bagheera

Une ergonomie orientée vers le pilote

À l’intérieur, tout est pensé pour le conducteur. Le volant, petit et gainé de cuir, trône au centre. Le tableau de bord, aux cadrans digitaux pour l’époque, dégage une impression de modernité. La position de conduite est basse, presque allongée, typique des voitures de sport des années 70. L’accès est facilité par des portes à ouverture ascendante, un détail technique qui renforce l’aspect spectaculaire de la voiture. Le confort est sommaire, mais c’est le prix à payer pour une telle immersion.

L’élégance des finitions Courrèges

En 1974, une série spéciale signée par le couturier André Courrèges voit le jour. Exclusivement blanche, de la carrosserie à l’intérieur en skaï, cette édition reflète l’esthétique minimaliste et futuriste du designer. Les sièges, le volant, même les jantes sont harmonisés dans un ton immaculé. Cette version, très rare, est devenue un véritable objet de collection. Elle incarne ce mariage entre mode et automobile, typique du patrimoine industriel français.

Évolution du prix Matra Bagheera sur le marché

Analyse des annonces Matra Bagheera actuelles

Aujourd’hui, le marché de la Bagheera est segmenté. Les modèles de première série, plus abordables, se trouvent souvent entre 8 000 et 12 000 €, selon l’état. La version S, plus performante et plus rare, s’inscrit généralement entre 15 000 et 20 000 €. Les exemplaires en excellent état ou ayant bénéficié d’une restauration complète peuvent dépasser ce seuil. La demande reste stable, portée par une communauté de passionnés bien structurée.

Les critères qui font varier la cote

Plusieurs éléments influencent fortement la valeur d’un exemplaire : l’état du châssis (sujet à corrosion), la présence de pièces d’origine, la qualité de la peinture et l’historique d’entretien. Une documentation complète, avec factures et carnet d’atelier, peut faire grimper la cote de plusieurs milliers d’euros. Les versions Courrèges ou les premiers modèles restylés sont particulièrement prisés.

Investir dans une restauration voiture

Restaurer une Bagheera peut s’avérer coûteux. Entre 10 000 et 20 000 €, selon l’état initial. Le moteur et la transmission sont relativement bien documentés, mais certaines pièces intérieures ou de carrosserie en composite sont difficiles à trouver. La rareté des composants spécifiques, comme les cadrans digitaux ou les sièges Courrèges, peut alourdir la facture. Tout bien pesé, mieux vaut privilégier un bon état d’origine qu’une restauration hasardeuse.

Comparatif technique des versions phares

Version Années de production Cylindrée Puissance fiscale Vitesse de pointe estimée
Bagheera 7cv 1973-1975 1294 cm³ 7 CV 175 km/h
Bagheera S 1975-1979 1442 cm³ 8 CV 185 km/h
Bagheera Courrèges 1974 (série limitée) 1294 cm³ 7 CV 175 km/h

Guide d’achat pour les véhicules rétro Matra

Vérifier la structure du châssis

  • Inspecter soigneusement les longerons et les points d’ancrage de suspension, souvent affectés par la corrosion perforante.
  • Privilégier les exemplaires ayant subi un traitement anti-rouille ou une inspection récente.

Le circuit électrique et les phares escamotables

Le système de phares escamotables, commandé par un circuit à dépression, est un point de vigilance. Les tuyaux en caoutchouc se détériorent avec le temps, entraînant des pannes fréquentes. Un fonctionnement irrégulier des phares peut être le signe d’un système sous-alimenté.

Essai routier et comportement dynamique

En conduite, la Bagheera se montre agile et précise. Le moteur central arrière offre un comportement neutre en courbe, et la direction, bien que mécanique, est très communicative. Le bruit du moteur, juste derrière la tête, est une expérience à part. C’est une voiture qui se conduit avec les sens, pas seulement avec les mains.

Les questions clés

J’ai trouvé une Bagheera stockée depuis 20 ans, par quoi dois-je commencer pour la remettre en route ?

Commencez par vidanger moteur et boîte, remplacez tous les fluides et les filtres. Nettoyez soigneusement le circuit d’essence, souvent obstrué. Vérifiez l’état des durites et des freins, qui peuvent être grippés. Une remise en route progressive est indispensable.

Comment différencier techniquement un châssis de série 1 d’une série 2 lors d’une inspection ?

La série 2, dite restylée, présente des modifications au niveau des fixations de suspension et des feux arrière. Les numéros de série gravés sur le châssis permettent aussi une identification fiable, en complément des documents d’immatriculation.

Est-ce un bon choix pour une première immersion dans la collection automobile française ?

Oui, à condition d’être réaliste sur les coûts d’entretien. La Bagheera offre un rapport plaisir/prix intéressant, mais sa mécanique demande une attention particulière. Elle est idéale pour qui veut s’initier au vintage français avec une voiture pleine de caractère.

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